ENGLISH CHRONICLE No.18: THINK GLOBAL, ACT LOCAL

According to The Global Citizens’ Initiative (TGCI), the term “think global, act local” was first used in a development context by the environmental movement in the 1960s and 70s. It referred to the need to be aware about world-wide environmental issues such as global warming, and then to take action to address these issues by making lifestyle changes in your household and community.

Think Global Act Local

The term has later been used in various domains and mainly in business where it means that managers have to customize their approach to every geographic market while maintaining a global brand and global development strategy. Basically it consists in setting clear global direction for company branches while allowing flexibility for each to adapt to local opportunities and requirements. “Think global, act local” implies how understanding local customers’ needs, respecting local cultures and market regulations can help company grow locally in line with its global strategy.

Global companies such as Mc Donald and Toyota for example excel in “thinking globally and acting locally”.

Want to take your company to international stage? Above concept is the key to seizing opportunities in diverse international markets to ensure global growth.

Prosper ZOMBRE

International Business Development Specialist

Global Certification

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SIMULATION A L’UNIVERSITE LIBRE DU BURKINA : LE CHEF DE LA MISSION DE L’AMBASSADE D’ALLEMAGNE, INVITE SPECIAL, FELICITE LES FUTURS DIPLOMATES

Tradition vieille d’une quinzaine d’années, l’exercice de simulation de négociation a tenu toutes ses promesses ce samedi 23 juin 2018 à l’Université Libre du Burkina (ULB). La simulation de négociation est une obligation académique qui vise à évaluer les acquis des étudiants de la troisième année de licence en Diplomatie et Relations Internationales pour les enseignements de protocole diplomatique et de négociation internationale, dispensés par Docteur Poussi Sawadogo. La présente édition a été une simulation d’un « Sommet Union Africaine – Union Européenne sous la médiation de l’Organisation Internationale des Migrations » autour du thème : « La gestion des flux migratoires entre l’Afrique et l’Europe. » La cérémonie d’ouverture a été rehaussée par la présence de Docteur Claus Bernard Auer, Chef de mission de l’Ambassade de la République Fédérale d’Allemagne au Burkina Faso. La cérémonie a également enregistré la présence du Recteur de l’ULB, Professeur Bapio Rosaire BAMA, et du Directeur Général de l’ULB, Ismaël SANA.   

La diplomatie, un métier exaltant mais exigeant

Avant l’entame de la cérémonie d’ouverture proprement dite, les organisateurs ont eu l’honneur d’écouter le mot d’encouragement de l’invité spécial, Docteur Claus Bernard Auer.

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Diplomate depuis une quarantaine d’années, l’actuel Chef de mission de l’Ambassade de la République fédérale d’Allemagne au Burkina Faso était d’abord en poste en Côte d’Ivoire avant sa nomination pour Ouagadougou. Il a également servi comme diplomate allemand au Bénin, au Tchad, au Japon, en Corée du Sud, en Chine et dans d’autres pays européens. Docteur en agronomie, Claus Bernard Auer a commencé sa carrière à la GTZ, institution principale de la coopération internationale au développement de l’Allemagne. Il intègre par la suite la diplomatie allemande. Il a souligné le fait qu’au-delà des juristes et des économistes, acteurs traditionnels de la diplomatie, l’Allemagne a fait le choix de faire participer toutes les couches sociales et professionnelles à l’animation de sa politique étrangère.

L’invité spécial a rappelé les exigences du métier du diplomate dont la vie est caractérisée par le mouvement au gré des mutations professionnelles. Il s’agit d’une vie de stress et de charges pour soi et pour sa famille. Le diplomate doit savoir concilier sa vie professionnelle et celle sociale. Le métier exige également le respect de valeurs comme l’ouverture, la compréhension mutuelle, la tolérance et le dialogue. Il offre l’avantage de permanents contacts, de découvertes nouvelles et d’échanges mémorables. Fonction passionnante et exaltante, la diplomatie est aussi exigeante. Sur la négociation, Docteur Claus Bernard Auer a précisé qu’elle nécessite de la clarté, de la précision et de la patience.

Le diplomate allemand a apprécié l’importance et la pertinence du thème de la simulation. Il a invité les étudiants à tenir compte de la divergence d’intérêts des différents acteurs de la négociation, notamment les pays d’origine, les pays de transit et les pays de destination. Il a aussi souligné les dimensions du phénomène migratoire, à savoir celle régulière et celle irrégulière. Comme tout processus de négociation, il a évoqué l’aspect psychologique qui consiste à être à l’écoute des besoins, des attentes, des intérêts, des craintes et des aspirations de l’autre partie. Il a conseillé les futurs diplomates de cultiver le compromis et  d’éviter les positions maximalistes. Les étudiants ont fortement apprécié ces conseils qui complètent utilement les formations reçues tout au long de l’année académique.

La négociation, une longue préparation

La simulation de ce samedi 23 juin est l’aboutissement d’une préparation débutée en février 2018 par les enseignements théoriques du protocole et de la négociation. La préparation s’est poursuivie par la recherche d’informations sur les flux migratoires entre l’Afrique et l’Europe. Chaque délégation a conçu un mémorandum d’au moins une douzaine de pages constituant son document de travail. Ce travail a permis aux équipes de rédiger leurs discours introductifs et de préparer un avant-projet d’accord. Il s’est agi d’un processus technique qui a facilité l’entente sur la question traitée.

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Parallèlement à ce travail sur le fond du dossier, les futurs diplomates ont développé des initiatives pour la réussite matérielle du sommet. En effet, ils ont fait recours à leurs collègues étudiants en journalisme pour assurer la couverture médiatique et l’accueil des officiels. Ils ont également sollicité les services d’un décorateur pour donner un aspect solennel aux espaces de négociation. Ils ont également bénéficié des services d’un restaurateur pour agrémenter les discussions.

Ce travail préalable de préparation a permis de réussir le sommet sur les plans de la forme et du fond.

Un consensus autour du problème

Les différents propos introductifs ont reconnu l’importance du problème migratoire et ont invité le couple Union Africaine – Union Européenne à assumer son entière responsabilité pour trouver la meilleure solution. Selon Madame Owango Diakité Fanta, Chef de la délégation de l’OIM, les questions migratoires « sont à la base de la formulation et de l’application de politiques migratoires qui visent à encourager ou à restreindre les flux d’immigration à travers différents moyens ou instruments portant sur l’entrée, mais également sur l’intégration au marché du travail. » Pour sa part, Madame Awa Traoré, Chef de la délégation de l’Union Africaine soutient : « Nos jeunes, et à juste titre, ne supportent plus le paradoxe que constitue la juxtaposition des ressources du continent et leur dénuement. C’est cet état de fait qui les jette par milliers sur les routes de la mort. La question de l’émigration surtout vers l’Europe se pose en terme dramatique. Les embarcations de la mort en haute mer vont de pair avec la sombre tragédie des naufrages, les exploitations dans les dunes et les terrains rocailleux du Sahara. » La partie européenne, par la voix de Madame Victoria Nerambaye, Chef de la délégation de l’Union Européenne, appelle à un engagement collectif : « L’Union Européenne veut encourager la mise en place de canaux licites d’émigration et de mobilité au départ des pays africains. Il est très proche d’un accord avec le Conseil sur les conditions d’entrée et de séjour de ressortissants non européens : étudiants, chercheurs, stagiaires, bénévoles, jeunes élèves et jeunes gens au pair. C’est une bonne nouvelle, mais l’UE veut aller plus loin. Elle veut que ses initiatives évoluent d’une perspective strictement sectorielle vers l’élaboration d’une véritable législation sur l’immigration. Elle veut ouvrir d’autres voies d’accès à l’Europe qui évitent aux migrants d’entreprendre un dangereux exode à bord d’embarcations délabrées et de confier leur vie au cynisme de trafiquants. Une politique d’asile et de migration responsable ne peut se concevoir sans le retour et la réintégration des migrants clandestins dans leur pays d’origine. Le Parlement européen attend des avancées concrètes dans ce domaine, notamment la conclusion de nouveaux accords avec les pays concernés. »

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Un diagnostic sans complaisance pour des solutions durables

Les discussions ont mis en évidence les enjeux du sommet à savoir la sécurité, la prospérité et la protection des droits humains. Les participants ont relevé les causes historiques, politiques, économiques et culturelles du phénomène migratoire dont la pauvreté et la mauvaise gouvernance ont été mises en évidence. Ils ont également répertorié les conséquences en pointant du doigt l’insécurité, le terrorisme, les trafics illicites et le chômage.

Les solutions proposées par les participants au sommet portent sur la création d’un fonds d’aide pour l’amélioration des conditions de vie des populations des zones de départ à travers la coopération régionale et internationale. Ils ont aussi invité les pays européens à assouplir les conditions d’entrée dans l’espace Schengen afin de réduire les migrations irrégulières. L’UE promet 1,3 milliard d’euros pour soutenir le développement socio-économique des pays d’origine et de transit en Afrique. Ce fonds sera dédié aux ONG pour la mise en œuvre de projets structurants de développement assortis de mécanismes de suivi-évaluation. A ces solutions s’ajoutent la lutte contre les réseaux de passeurs, la lutte contre la fuite des cerveaux, la lutte contre l’instabilité et les actions pour la sortie de crises en Afrique et l’adoption de programmes d’adaptation au changement climatique.

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Les participants ont reconnu que la promotion de l’Etat de droit et de la bonne gouvernance en Afrique constitue la principale solution pour résoudre durablement le phénomène des migrations irrégulières. Le couple Union Africaine – Union Européenne a pris la résolution d’œuvrer en synergie pour relever le défi. Dans ce sens, Madame Owango Diakité Fanta, Chef de la délégation de l’OIM, a conclu : « L’organisation de ce sommet constitue en effet l’acte inaugural d’une coopération étroite, dynamique et fructueuse entre l’UE et l’UA pour la gestion des flux migratoires. »

Zoomb-noogo SILMANDE, Analyste/IACDI

CHRONIQUE DIPLOMATIQUE ET INTERNATIONALE N° 16 : COACHER LES CONCEPTEURS DE LA POLITIQUE ETRANGERE

Sans politique étrangère, toute action diplomatique est vaine. La politique étrangère est une stratégie d’action qui permet à chaque Etat d’interagir avec son environnement extérieur. Elle suppose une finalité et une vision. En s’inspirant et en adhérant à la finalité de l’Organisation des Nations Unies, chaque Etat devrait avoir comme finalité la paix et la prospérité. En rappel, la finalité de l’ONU se résume à la paix et à la sécurité internationales.

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La vision est une projection dans le futur. Il s’agit d’un résultat anticipé formulé en termes d’objectif réaliste et réalisable qui demeure ambitieux. Toute vision se réfère aux intérêts cardinaux de l’Etat : la sécurité, la prospérité et la visibilité. Aucune politique étrangère ne peut occulter ses trois intérêts complémentaires et inclusifs.

Les concepteurs de la politique étrangère doivent avoir une vision claire de ce que sera l’Etat en matière de sécurité dans un horizon temporel de 10 à 25 ans en observant et en interprétant l’évolution de l’environnement immédiat et lointain. En analysant le niveau de développement du pays, ils doivent situer son niveau de prospérité dans 10 à 25 ans. Ils sont également interpellés pour son positionnement régional et international en termes de rayonnement dans 10 à 25 ans.

Ce processus d’élaboration de la politique étrangère a besoin de l’accompagnement d’acteurs indépendants capables d’analyser les grands enjeux diplomatiques et internationaux. L’IACDI se positionne comme cet outil d’accompagnement des diplomaties africaines afin de répondre aux exigences d’un monde en constante mutation et dont les formations classiques en diplomatie et relations internationales sont incapables d’en saisir la profondeur et l’essence.

Dr Poussi SAWADOGO 
Conseiller en formation/IACDI
Coach-animateur du changement

 

ENGLISH CHRONICLE No.17: GREAT QUOTES FOR FATHERS

Yesterday June 17, 2018 was a special day dedicated to fathers in many countries around the world. To all the fathers out there, heart melting quotes have been written down to honor their incredible contribution to their children education for a better world. Couple of them have been captured here to continue magnifying the joy and struggles of fatherhood.

Fathers Day 2018

“To the world, you are a dad. To me you are the world”. From an unknown author…

« My father gave me the greatest gift anyone could give another person: He believed in me. » Jim Valvano

« By the time a man realizes that maybe his father was right, he usually has a son who thinks he’s wrong. » Charles Wadsworth

« What you teach your children, you also teach their children. » From an unknown author

« I want to congratulate all the men out there who are working diligently to be good fathers whether they are stepfathers, or biological fathers or just spiritual fathers. »  TD Jakes

HAPPY FATHERS’ DAY!

 

Prosper ZOMBRE

International Business Development Specialist

Global Certification

LIBRES PENSEES N° 15 : L’AFRIQUE DU SUD ET LE MONDE

Monsieur Elisée ILBOUDO, Master I Diplomatie et Relations Internationales, Université Libre du Burkina, un diplomate en herbe simule une prise de parole de la première puissance africaine.

Monsieur le ministre des relations internationales et de la coopération ;

Mesdames et Messieurs les ambassadeurs

Les membres du corps diplomatique,

Les représentants des étudiants et de la société civile,

Mesdames et Messieurs,

SA

Je vous remercie de votre illustre présence en ce lieu.

Il y a de cela 63 ans, notre pays, l’Afrique du Sud, a adopté à Kliptown la Charte de la liberté. Cette charte élaborée par des personnes empreintes d’un sens élevé de l’égalité entre les hommes, peu importe leur race, est à la base de notre politique étrangère. Cette charte proclame que : « l’Afrique du sud est un Etat pleinement indépendant qui respecte les droits et la souveraineté de toutes les nations, l’Afrique du Sud s’efforce de maintenir la paix mondiale et le règlement de tous les différends internationaux par la négociation – pas la guerre, la paix et l’amitié entre tous les peuples doivent être garanties en soutenant l’égalité des droits, des opportunités et du statut de tous; Le droit de tous les peuples d’Afrique à l’indépendance et à l’autonomie est reconnu et constitue la base d’une coopération étroite ».

 

En tant que Sud-Africains, nous croyons en une société démocratique et ouverte dans laquelle le gouvernement est fondé sur la volonté du peuple et chaque citoyen est également protégé par la loi. Nous croyons en une société fondée sur les valeurs démocratiques, la justice sociale et les droits humains fondamentaux.

 

Il est important que vous sachiez dès le départ que notre politique étrangère n’est que la continuité de notre politique intérieure et de notre système de valeurs. En ce sens, notre politique étrangère repose sur quatre piliers principaux à savoir : la paix et la sécurité en Afrique, le développement du continent, l’équité mondiale et les droits humains.

 

Mesdames et messieurs,

La situation sécuritaire qui prévaut en Afrique est inquiétante au plus haut point. Nous faisons évidemment allusion à ces vagues d’attentats terroristes et aux crises politiques sans fin qui secouent notre continent. En tant que pays africain, il est inéluctable que cette situation nous affecte et nous peine profondément. L’Afrique du sud se montre plus que jamais prête à œuvrer de concert avec les forces de l’ONU et de l’UA pour faire barrage à ces maux.

 

La paix et la sécurité dans la sous-région et en Afrique dans son ensemble  sont la priorité de notre politique étrangère. L’Afrique du Sud s’est imposée ces dernières années comme un acteur majeur des opérations de paix africaines. Comme le disait notre cher et illustre Nelson Mandela : « Si nous ne concentrons pas nos efforts sur ce continent, nous pourrions bien nous aussi devenir les victimes des forces qui l’ont détruit de part en part ». C’est pourquoi la résolution des conflits endémiques à l’Afrique est dans l’intérêt de notre pays. L’amélioration de la gestion des crises est un élément important de réhabilitation de l’image de l’Afrique en général comme destination d’investissements directs étrangers. Dans cet objectif de stabilisation de l’Afrique, l’Afrique du Sud entretient une image de négociateur et de force de maintien de la paix. Notre pays a l’expérience d’être sorti d’un conflit dévastateur pour devenir une démocratie stable et pacifique. Nous sommes toujours prêts à partager cette expérience et à œuvrer pour la paix sur le continent et dans le monde.

 

Au niveau régional, nous participons activement aux programmes et activités de la SADC  et œuvrons de concert avec les autres Etats membres pour renforcer la prévention des conflits et la capacité de résolution de la SADC à travers le Programme indicatif stratégique de l’Organe (SIPO) en vue de résoudre les questions de paix, de sécurité et de politique. Aujourd’hui, au total, deux mille trois cent quatre soldats de la Force de défense nationale sud-africaine sont actuellement déployés à l’extérieur. Nous sommes fiers du rôle qu’ils jouent dans les efforts de maintien de la paix du pays. Ils sont un acteur important dans notre politique étrangère.

Ils servent avec diligence en RDC, en République centrafricaine et au Darfour au Soudan.

 

 

Dans  notre stratégie de politique étrangère, la diplomatie préventive tient un rôle prépondérant. C’est dire que nous faisons clairement le choix des médiations plutôt que du recours à la force armée. L’Afrique du Sud participe à nombre de programmes de renforcement des capacités africaines. En effet,  notre pays est l’un des partenaires majeurs des États-Unis pour la mise en œuvre du programme de l’ACOTA. Nous participons également à la formation du personnel destiné à participer aux opérations de paix des Nations Unies. Nous continuerons à investir  énormément dans la formation de nos officiers à la South African National Defence Forces (SANDF)  afin de fournir une expertise régionale en matière d’opérations de paix.

Cependant, pour que les efforts de paix en Afrique soient efficaces, l’UA et les organes sous régionaux ont besoin du soutien de l’ONU et de la communauté internationale dans son ensemble. En effet, nous avons parlé à l’ONU de la nécessité de maintenir une relation de travail positive et coopérative entre l’ONU et l’UA sur le maintien de la paix et, d’une manière générale, sur les questions qui touchent l’Afrique.

 

A ce sujet, permettez-moi de vous exposer notre position sur certains conflits sur le continent et dans d’autres régions du monde.

 

En ce qui concerne le Soudan et le Soudan du Sud, l’Afrique du Sud poursuivra ses efforts de renforcement des capacités et des institutions dans le cadre du processus de reconstruction et de développement post-conflit de l’Union africaine.

Nous soutiendrons davantage les efforts de l’Union africaine pour résoudre les questions restantes de l’après-indépendance entre les deux pays.

 

Nous réaffirmons notre soutien continu au gouvernement congolais pour construire des institutions étatiques durables et réceptives qui peuvent fournir des services et inspirer la confiance au peuple congolais.

 

Nous continuons également à soutenir la lutte en cours pour l’autodétermination du peuple du Sahara occidental. Nous exhortons la communauté internationale à soutenir leur quête de liberté, de droits de l’homme et de dignité.

 

Mesdames et Messieurs,

 

La région du Moyen-Orient reste aujourd’hui un foyer de tension qui menace la paix et la stabilité mondiales. Nous croyons que la seule façon d’aboutir à une paix durable entre la Palestine et Israël est la solution à deux Etats, fondée sur les frontières de 1967, conformément aux accords internationaux et aux résolutions pertinentes des Nations Unies avec la mise sous tutelle de l’ONU des zones qui suscitent le plus de dualité.  Nous soutenons qu’il n’y aura de paix possible que lorsque la Palestine sera libérée de l’occupation.

Nous réaffirmons que l’Afrique du Sud appuie sans équivoque le droit inaliénable de la Palestine à devenir membre à part entière des Nations Unies.

Nous réitérons notre appel à la recherche d’une solution pacifique à la crise syrienne, et élevons notre voix contre le recours à la force contre des civils non armés.

Nous condamnons l’usage d’armes chimiques contre des populations impuissantes et invitons par ailleurs les pays occidentaux à la retenue. L’attaque conjointe de Washington, de Londres et de Paris ne peut qu’attiser le feu en Syrie. Seule une solution de sortie de crise négociée avec l’appui de la Russie pourrait mettre fin à ce conflit qui dure depuis 7 ans maintenant.

 

Mesdames et Messieurs,

La réélection de l’Afrique du Sud à un siège non permanent au Conseil de sécurité de l’ONU est l’un de nos principaux objectifs afin de participer davantage à la consolidation de la paix. Nous croyons que nous pouvons un rôle constructif, en poursuivant les intérêts de notre pays et du continent. Dans la poursuite de ce but, notre priorité actuelle est la réforme des institutions internationales, y compris le Conseil de sécurité des Nations Unies. L’Afrique et l’Amérique latine ne sont pas représentées en tant que membres permanents du Conseil. C’est une anomalie sérieuse dans le système des Nations Unies que nous nous donnons le devoir de relever.

Nous croyons que nous pouvons jouer un rôle essentiel en tant que membre permanent du Conseil de sécurité de l’ONU, en défendant les intérêts du continent. Nous pensons également que le moment est venu pour l’Afrique d’être représentée à ce niveau dans cet organe mondial afin établir une plus grande équité.

 

Mesdames et Messieurs,

Invités d’honneur,

Notre politique étrangère implique également une diplomatie économique efficace. Nous travaillons pour attirer les investissements et le tourisme, éliminer les obstacles au commerce, soutenir le développement de marchés plus importants en Afrique et élargir les marchés pour les produits sud-africains. Ceci est lié à notre impératif national d’éradiquer l’inégalité, le chômage et la pauvreté qui restent jusqu’à ce jour à  un taux très élevé.

L’Afrique du Sud exerce une politique axée sur le développement en accordant la priorité à l’Afrique.

 

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Pour tirer parti des gains économiques et stimuler le commerce intra-africain, nous avons identifié l’intégration régionale comme un outil puissant. Comme l’a dit le Sénégalais Cheik Anta Diop : « l’intégration est une question de survie pour l’Afrique ».

 

A ce titre nous saluons la création d’une zone de libre échange sur le continent africain en mars dernier à Kigali. C’est un grand pas vers le processus d’intégration Africaine.

Nous œuvrerons à accélérer l’intégration au niveau de la SADC et du Marché commun de l’Afrique orientale et australe (COMESA).

Comme vous le savez, le nouveau partenariat pour le développement de l’Afrique (NEPAD), le plan socio-économique de l’Afrique, a dix-sept ans cette année.

Nous travaillons toujours à mobiliser l’appui africain et international au NEPAD, en particulier la mobilisation des ressources nationales pour soutenir ses structures et processus.

 

Mesdames et Messieurs,

Nous croyons fermement que les défis auxquels l’humanité est confrontée ne peuvent être résolus unilatéralement.

Nous sommes donc les partisans de la coopération Sud-Sud, des partenariats Nord-Sud et du renforcement du système multilatéral.

Nous participons à divers forums multilatéraux, notamment la SADC, l’UA, le Mouvement des pays non-alignés, le G77 plus la Chine, le Commonwealth, les BRICS, le forum Inde-Brésil-Afrique du Sud

(IBSA) et les Nations Unies.

 

Dans le contexte du G20, nous continuerons à faire progresser le Programme de développement de l’Afrique du Sud à travers le Groupe de travail sur le développement du G20.

 

En Europe, l’Union européenne est un partenaire stratégique important pour notre pays et  pour l’Afrique. Nous compterons toujours sur l’Europe dans le cadre du partenariat stratégique Afrique du Sud-UE et du partenariat stratégique UA-UE.  Nous encourageons les pays européens à reconsidérer cette question de la dette car elle représente un grand risque pour l’économie mondiale, en particulier pour les pays en développement.

 

Pour notre pays, Les États-Unis continuent d’être un partenaire au niveau commercial et pour le développement. Il est indéniable que ce grand pays  influence de façon considérable sur les événements mondiaux.

Nous continuerons donc notre politique de rapprochement  avec les États-Unis à différents niveaux.

 

En outre, l’Afrique du Sud renforcera ses partenariats avec le Brésil.

 

Mesdames et Messieurs,

L’Afrique du Sud, eu égard de son passé, se doit d’être un défenseur et un promoteur des droits de l’homme. Notre longue lutte contre l’oppression raciste, qu’était l’apartheid est un grand argument en notre faveur. C’est pourquoi les évènements du 19 avril ne nous honorent point. Nous condamnons cet élan de xénophobie qui a conduit à l’attaque d’étrangers sur notre territoire. Notre pays doit s’élever à un esprit beaucoup plus noble.

 

 

 

Mesdames et messieurs, honorables invités,

Nous souhaitons une Afrique meilleure et un monde meilleur.

Nous voulons construire l’Afrique comme rêvée par les grands écrivains et poète de ce continent : une Afrique libre, indépendante et prospère où les différends politiques se règlent par solution négociée.

Mesdames et messieurs, telle est la politique que nous comptons mettre en place tant au niveau national qu’international.

 

Je vous remercie

CHRONIQUE DIPLOMATIQUE ET INTERNQTIONQLE N° 15 : COACHER LE PERSONNEL DIPLOMATIQUE

Pour regarder dans la même direction, il est utile d’agir par des sessions d’action de coaching d’équipe en faveur du personnel de chaque ambassade. Ce personnel est composé de l’Ambassadeur, des diplomates de carrière et des assistants-diplomates.

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Une retraite-coaching est le meilleur outil pour découvrir la finalité de l’ambassade, pour clarifier sa vision en cohérence avec la vision d’ensemble de la politique étrangère, pour planifier ses actions. Venus souvent d’horizons divers, le personnel d’une ambassade, pour posséder une âme commune, doit construire ensemble un projet d’action diplomatique. Il s’agit d’une approche portée par le chef de mission. Les conseillers diplomatiques ont un rôle clé à jouer dans la compréhension de la finalité de l’action diplomatique du pays. Pour un pays comme le Burkina, hier, aujourd’hui et demain, sa finalité demeure la paix et la prospérité. Comment chaque membre de l’ambassade peut contribuer à donner vie à cette finalité ?

La retraite-coaching est une façon de prendre en charge émotionnellement et professionnellement les acteurs d’une ambassade afin de leur permettre de se fixer des échéances réalistes dans la mise en œuvre des activités. Il faut reconnaître la forte pression subie par le personnel de l’ambassade et leur aider à se focaliser sur ce qui compte le plus et à agir en conséquence. Une écoute attentive de leurs préoccupations dans le cadre d’une retraite-coaching offre des indices pour relever les défis.

Zoomb-noogo SILMANDE, Analyste/IACDI